Murielle, ma petite voix intérieure.

Il y a peu, j’ai regardé la merveilleuse vidéo « Comment libérer sa créativité ? »  d’Élise (de la chaîne Élise Francisse) dans laquelle elle reçoit Amélie (du blog Bambichoses). Cette vidéo a non seulement été une révélation sur ma propre créativité et mes blocages, mais également sur autre chose : ma petite voix intérieure qui me dévalorise.

Nous avons tous cette voix, ce parasite, qui nous murmure dans l’occipital que nous sommes des bons à rien. Cette voix s’apparente à cette fameuse « voix de la raison », le petit diable sur notre épaule ou encore le jumeau maléfique de Jiminy Cricket. Elle est bien là, ancrée en nous, et nous avons parfois du mal à lui dire d’aller se faire carrer un objet là où on pense.
Mais, et si elle n’était qu’un obstacle pour nous-mêmes, nos rêves et nos aspirations ?

J’ai donc nommé cette petite voix. Tout comme Amélie nomme la sienne Géraldine, la mienne se nommera Murielle. Pourquoi Murielle ? Je n’en ai aucune idée. (Et je m’excuse d’avance auprès de toutes les Murielle)

Murielle et moi sommes intimes depuis ma plus tendre enfance. Quand je décide d’essayer, au risque d’échouer, elle est toujours là pour me rappeler que l’échec ne vaut carrément pas la peine qu’on tente quoi que ce soit. Autant ne rien faire. Reste sur tes acquis. Ne tente rien.
Elle surgit souvent quelques jours après le début d’un projet – de toute nature qu’il soit – pour me crier de vite arrêter avant que je ne sois déçue. Seulement voilà Murielle. Si je n’essaye rien, que je n’échoue pas… Comment vais-je savoir ce que je veux ? Ce qui est bien ? Ce qui vaut la peine d’être tenté ?

Si je reste assise là à attendre Murielle. Oui, je serai préservée d’émotions négatives, de grandes déceptions… mais ne serai-je pas également rongée par les regrets ? Il a bien fallu que je tombe pour apprendre à marcher.

C’est pour cela, Murielle, que je vais régulièrement te demander de la fermer. Je vais t’engueuler. Je vais t’envoyer balader quand tu baveras dans mon oreille des mots qui me font mal ou que tu me regarderas de haut en bas pour me dire que « Non, cette robe n’est définitivement pas pour toi ».

Cette robe ? Je vais la mettre. Ce voyage ? Je vais le faire. Ces études ? Je vais les tenter. Cette erreur-là ? Je vais en faire une expérience. Cette peinture ? Je vais y mettre mes tripes.

Et tu auras beau me retenir Murielle, m’avertir, me cracher à la figure. Et même me dire « je t’avais prévenue » quand je serai triste après un échec. Je n’en ai plus rien à faire.

Parce que je vais vivre. Et pour vivre, je dois apprendre. Et pour apprendre, je dois échouer.

Alors à nous deux.

 

Et toi ? Tu connais cette voix intérieure ? Comment est-ce que tu la nommes ? Si tu as des astuces pour la faire taire, n’hésite pas à les partager !

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