Je fais de mon mieux. Et je t’em*****.

[Je remercie Mymy, du magazine Madmoizelle, pour ses vidéo – ici et ici – et son article sur les contradictions qui m’a inspiré cet article « coup de gueule » !]


L’humain.e est plein.e de contradictions. Je suis une humaine, donc je suis pleine de contradictions (Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Socrate )

Je suis tellement pleine de contradictions qu’on pourrait me citer dans la rubrique « synonymes » dans la définition du Larousse.


Pour ne citer que quelques exemples :

– Je suis végétarienne, pourtant, je peux préparer de la viande pour d’autres personnes. J’ai même fait des dissections lors de mon année vétérinaire.
– Je suis contre l’exploitation animale, pourtant, je mange du miel, du lait et des œufs.
– J’essaye d’être zéro déchet au maximum, pourtant, il m’arrive de prendre des plats à emporter – avec tous les paquets et le plastique que cela implique.
– Je veux être en bonne santé, mais je bois des bières à outrance et je mange encore des cochonneries.
– Je veux être minimaliste, mais je peux craquer sur un vêtement et je n’arrive pas à me séparer de certaines choses pas forcément très utiles.
–  J’essaye de réduire l’impact de ma consommation donc j’achète de seconde main au maximum (même si j’achète, toujours d’occasion, du cuir et des vêtements / objets contenant des produits animaux -> cf contradiction numéro 1), mais il m’arrive d’acheter des trucs neufs.
– Je veux faire du sport et m’inscris à la salle, mais je continue à Chiller devant Netflix des journées entières.
– Je me considère féministe, pourtant, je trimballe ma charge mentale partout où je vais telle une bonne petite fille bien conditionnée. Je m’habille même différemment selon où je sors, avec qui et l’heure à laquelle je rentre, seule ou non. Et j’avoue que, parfois, j’en ai marre d’être une gonzesse.
– Je veux être forte, indépendante, mais je vis encore aux crochets de mes parents, sans parler de ma dépendance affective qui me pourrit la vie.
– Je me dis intelligente émotionnellement parlant alors que je peux me transformer en Hulk pour une broutille.
– Je pense être bienveillante, mais je juge parfois au premier abord les gens que je rencontre.
– …


J’em***** donc bien comme il faut les personnes qui commencent une phrase par « Tu dis que… mais tu fais… ».

Je les em*****, parce qu’à aucun moment je ne leur ai dit que j’étais parfaite (et OH, surprise, je ne le pense pas non plus !).
À aucun moment je n’ai osé dire qu’ils font moins ou plus que moi.
À aucun moment je ne leur ai reproché quoique ce soit sur leurs choix, leurs valeurs, leurs opinions, etc.

Je fais juste de mon mieux, tout le temps, comme tout le monde.
Alors, laisse-moi être parfaitement imparfaite, laisse-moi faire de mon mieux et occupe-toi de tes fesses !

C’est la meilleure chose que je puisse vous souhaiter : faire toujours de votre mieux, dans toute l’imperfection de votre humanité, sans jamais laisser un idiot (ou plusieurs) vous faire douter de votre légitimité à essayer.

En conclusion, je citerais le colibri de la légende amérindienne : « Je fais ma part. »

Source photo : Pixabay

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